Creative Uncommon Licences

Cette vidéo intègre le projet “Creative Uncommon Licences” qui lance une discussion sur les licences de partage de créations (genre copyleft, creative commons, etc.) parues avec le phénomène Internet. Elle propose une deuxième génération de dispositifs juridiques pour assurer un partage optimal des créations :

(motion graphics/montage vidéo: Thiago Máximo. Musique originale par: bitcrusher

Le choix de ce type de langage visuel, en remixant des images tombées en domaine public a été une forme de jouer avec les propres codes de la vidéo utilisée pour la vulgarisation de la licence “concurrente” Creative Commons (CC) :

Mais quels étaient les avantages proposés par notre licence ? Quels étaient les points faibles dans la formule existante ?

Notre question de départ :

« Les licences de libre partage prennent en compte le vrai sens de notion de partage ? »

La licence plus répandue dans le web pour partager ses créations est, sans doute, celle de creative commons. On peut partager, tout en limitant l’accès à ces créations selon 4 principes restrictifs :

  • Attribution : on doit citer impérativement l’auteur de la création originale.
  • Pas d’utilisation commerciale : Vous autorisez les autres à reproduire, à diffuser et à modifier votre œuvre, pour toute utilisation autre que commerciale.
  • Partage dans les mêmes conditions : Vous autorisez les autres à reproduire, diffuser et modifier votre œuvre, à condition qu’ils publient toute adaptation de votre œuvre sous la même licence.
  • Pas de modification : Vous autorisez la reproduction et la diffusion uniquement de l’original de votre œuvre. Si quelqu’un veut la modifier, il doit obtenir votre autorisation préalable.

Un premier constat : ce modèle de partage pourrait être, peut-être, trop ouvert. Ou, en tout cas, ces licences pourraient rendre une création accessible à un usage qui atteint les principes moraux de son auteur.

Cette nouvelle licence, Creative Uncommon Licences (C.U.L.) que j’ai développé en binôme avec l’artiste/hacker Philippe Langlois permettrait aux auteurs de déterminer des restrictions éthiques dans le partage de ses créations.

Chacun pourrait donc déterminer ses exceptions(*) et rédiger les conditions d’accès au partage de sa création. Ex. : « Seuls ceux qui ont une taxe carbone inférieure à X % pourront utiliser ma photo », si le photographe est écologiste. Ou encore, « Il ne faut pas que tu maintiennes une relation professionnelle avec le commerce d’armes si tu veux réutiliser ma chanson », s’il s’agite d’un musicien pacifiste.


Capture d’écran 2013-04-15 à 18.26.04

Creative Uncommon Licences : ...mais imagine partager pour ameliorer le monde?

Chaque personne crée ses valeurs dans un formulaire et puis il les associe à ses créations. Ça permettrait un accès aux œuvres tout en respectant les motivations impliquées dès sa conception originaire. On partagerait finalement avec ceux qui partagent de nos convictions.

Partager, hors les réseaux c’est un geste attentionné, et la sensation de réaliser une bonne action de contribuer, faire du bien était perdue avec le dispositif juridique précédent.

Partager est un geste tellement éthique qui ne pourrait pas être détaché de l’esthétique des créations. Il faut donc repenser cette action de façon à ce que les intentions créatives soient respectées.

(*) les exceptions prévues dans la licence ne pourront pas être en désaccord avec la constitution en application dans le pays. 

 

Ce projet a été lancé officiellement au Hacker Space Festival 2009

Creative Uncommon Licences : la maquette du site

Creative Uncommon Licences : maquette du site

 

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